A trop regarder sa ville, on oublie parfois de regarder ce qui se passe ailleurs. Et pourtant, c’est ce que nous devrions faire dans le domaine des transports en ville.
A Villeurbanne et plus largement à Lyon, la guerre contre la voiture est lancée. Il faut limiter la place de la voiture coûte que coûte, car elle pollue, elle fait du bruit. Par les encombrements qu’elle crée, elle nuit à la qualité de vie.
Sur le fond, comment ne pas être d’accord. Mais que font nos élus pour créer une alternative à cette voiture !
Limite-t-il la construction de nouveaux immeubles lorsqu’un quartier est déjà saturé de véhicules ?
Développe-t-il vraiment d’autres moyens de transports pour faciliter le déplacement de nos concitoyens ?
La situation villeurbannaise donne l’impression qu’on cherche, à tout prix, l’asphyxie de la ville plutôt que le développement de transports alternatifs. Oui, les VéloV sont une très bonne chose mais ils ne peuvent pas être l’alpha et l’omega d’une politique de transports dans une agglomération comme la nôtre.
Il est urgent que l’idéologie d’une ville sans voiture s’accompagne d’une vraie vision et d’une vraie volonté de produire des moyens alternatifs de déplacement.
C’est dans cette voie que la Mairie de Paris semble aller. Il faut le saluer. Ainsi, le Maire de Paris veut réduire de 40 % la circulation automobile à Paris entre 2001 et 2020. Mais cette ambition se double d’un plan tout aussi ambitieux pour développer l’alternative à la voiture avec le développement du tramway, des files réservées pour les véhicules propres, la mise en place de Vélov…..
Le courage de ces mesures est remarquable. Quand le courage est intelligemment accompagné, il a toutes les chances de porter ses fruits. Quand on regarde, la situation des transports et du stationnement à Lyon et à Villeurbanne, on se dit que le courage n’a pas la première qualité de nos édiles lyonnais et villeurbannais.
Quel paradoxe tout de même de la part de la mairie de Villeurbanne !
Comment peut-on envisager de réduire le parc auto dans une ville dès lors que le seul leitmotiv est d’augmenter le nombre d’habitations => d’habitants => réduction de l’espace consacré aux entreprises au sein de la ville ?
Si il y avait davantage d’entreprises à Villeurbanne (attirées par des incitations de la municipalité), il y aurait plus d’emplois y compris pour les Villeurbannais. Cela permettrait à de nombreux habitants de ne plus prendre leur véhicule pour se rendre au travail.
Au lieu de ça, une énorme proportions des 140 000 habitants de Villeurbanne sont obligés d’encombrer, d’embouteiller et de polluer chaque jour cette ville.
La politique de dissociation, à l’excès, du domicile du lieu de travail a une limite.
Cette limite s’appelle la raison.
D’accord avec toi David. Un des moyens de résoudre cette politique de dissociation du domicile et du lieu de travail pourrait résider dans le développement de transports en communs performants au niveau de la vitesse et qui irriguent toute l’agglomération. On en est bien loin aujourd’hui. Un nouvel exemple qui démontre que le pouvoir politique (au niveau de l’agglo) a encore des moyens d’agir quoi qu’on en dise. Mais pour agir, faut le vouloir…..