Dimanche dernier, l’Asvel Rugby jouait sa montée en fédérale 1, l’élite amateur du Rugby à XV. L’enjeu était important pour ce club symbolique à Villeurbanne. Reconnaissance sportive, reconnaissance aussi de son rôle de club formateur car beaucoup de joueurs sont issus du club. L’enjeu est évidemment aussi économique car monter dans une division d’élite oblige à trouver des partenaires financiers nombreux et surtout avoir des infrastructures adaptées pour accueillir le match. Or, c’est là que le bat blesse.
Le stade Georges Lyvet situé dans le quartier de Bonnevay à Villeurbanne est le seul stade où peut se produire le rugby à XV malgré son état de vétusté et de dégradation avancées. Le pire dans l’histoire est que le stade ne bénéficie même plus d’un auvent adapté pour protéger les spectateurs.
Ce dimanche, il faisait froid. Seule une petite tente était placée sur les tribunes pour abriter 2 ou 3 personnes. Et deviner qui s’y plaça ? L’adjoint aux sports de la Ville de Villeurbanne.
L’image était savoureuse quand on sait comment il traite les clubs demandeurs d’équipements sportifs adaptés. Voilà ce monsieur confortablement installé sous les seuls cm2 protégés des gradins alors qu’il refuse depuis longtemps d’élargir la protection de ces mêmes gradins à l’ensemble du stade.
Espérons qu’à cette place, il a pu profiter de la belle victoire de l’Asvel XV qui, sans aucun doute, obligera la municipalité à investir dans un stade trop longtemps délaissé pour le plus grand bénéfice des sportifs mais aussi des nombreux spectateurs villeurbannais friands d’assister aux matchs de leurs équipes.
Et pourtant si on les écoute, si on les entend…que de tavaux engagés pour le sport depuis qu’ils sont là ! le mondre clou est comptabilisé, ce qui rend la liste très longue, mais dans les faits quelle pauvreté au niveau de nos structures et installations sportives, des terrains non homologués pour des rencontres au niveau national ! Malheureusement le secteur marchand a la part belle, et nous voyons fleurir les clubs qui eux offrent un panel d’activités et disciplines pouvant répondre à de nombreuses attentes. Quelle injustice pour les familles qui voudraient pratiquer à moindre coût…
Mais soyons réalistes, les sportifs à Villeurbanne ne représentent qu’un tiers de la population ! ceci explique peut-être cela.
L’adjoint aux sports traite mal les clubs amateurs, mais protège sa santé et son avenir