Villeurbanne comme de nombreuses villes s’est engagée dans ce qu’on appelle la politique de la ville. Cette politique conduite par l’Etat avec les collectivités locales vise à lutter contre l’exclusion de certains quartiers et de leurs habitants.
Il y a quelques jours, en mairie de Villeurbanne, le Contrat Urbain de Cohésion Sociale (CUCS), nouveau cadre de la politique de la ville a été signé avec l’Etat et la mairie. Cette signature a été l’occasion de se féliciter de la mobilisation des pouvoirs publics pour faire face aux difficultés de certains quartiers de notre ville qui cumulent les handicaps (logement, mixité, chômage, sécurité).
Si on ne peut que se réjouir de cette dynamique impulsée par l’Etat, on ne peut qu’être étonné de la réalité sociale que traduit l’inscription de 5 quartiers villeurbannais dans le Cucs (Tonkin, Saint Jean, Buers, J Monod, les Brosses).
Pourquoi ? car alors que la pauvreté recule dans de nombreuses villes de l’est de l’agglomération, ce Cucs révèle qu’elle s’accroît sur Villeurbanne.
Alors que des communes réputées en grande difficulté comme Vénissieux et Vaulx en Velin ont su, à force de ténacité et de courage politique, faire reculer en 20 ans la précarité dans leur ville et ainsi limiter le développement de quartiers pauvres, il en est autrement à Villeurbanne.
Il y a aujourd’hui autant de quartiers en difficulté à Villeurbanne qu’à Vaulx en Velin et Vénissieux réunis !!!
Derrière cette réalité dramatique, il y a un fait : le manque d’engagement et de volonté de la mairie de Villeurbanne à régler les problèmes permanents que connaissent certains quartiers et leurs habitants.
Villeurbanne connaît aujourd’hui deux visages. L’un poussé par la flambée des prix de l’immobilier, l’autre composé d’îlots de pauvreté et de précarité que tout le monde connaît depuis 20 ans mais dont on semble découvrir seulement aujourd’hui l’existence.