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Classé dans (Economie, Politique, Quotidien à villeurbanne, Villeurbanne)
par Baptiste Dumas le 19-10-2008

Ne pensez vous pas que la situation économique actuelle devrait appeler les responsables des collectivités locales à la modération sinon à la prudence dans la gestion des deniers publics ?

Mais voilà, entre les promesses de campagne qu’il faut tenir dans l’ensemble et le maintien du pouvoir d’achat des habitants de notre agglomération, le Président du Grand Lyon (Gérard Collomb) et son exécutif semblent avoir choisi :
les impôts locaux vont augmenter pour financer les grands projets du Sénateur Maire de Lyon même si au passage le pouvoir d’achat en prend un coup !

Quelques exemples pour vous mettre l’eau à la bouche :

La rénovation des berges de la Saône : après le succès des berges du Rhône, refaire le coup de la rénovation des berges de la Saône est tentant. Mais la facture pour les Grands Lyonnais risque d’être élevée d’autant que ce projet ne génèrera aucun revenus à l’inverse de projets comme un parking, ou la construction d’un nouveau quartier.

Le grand stade : projet appelé aussi OL LAND, il vise à accompagner l’ambition de l’OL et de son Président. Ce projet pharaonique (la contribution financière des pouvoirs publics est évaluée à 180 millions d’euros) suscite de nombreuses réserves quant à son emplacement, sa viabilité et surtout sur le montage financier de l’opération. Est-ce aux contribuables de payer une installation sportive dont la gestion sera purement privée ? Une chose est sûre : la mise en œuvre de ce projet prévu pour 2013 empêchera tout autre gros investissement dans une des 57 communes de l’agglomération.

Ces projets, à eux seuls, justifient une hausse significative des impôts locaux.

Mais, il faut ajouter à cela l’arrivée de la crise financière et avec elle l’incertitude et la perte de confiance. Personne ne peut dire ce qui va se passer et si le pire n’est jamais sûr, il vaut mieux parfois être lucide sur ses conséquences possibles et se faire une cagnotte ou la conserver .
Nous vous donnons un exemple un peu technique mais significatif, celui des ZAC (Zones d’Aménagement Concertés) opérations d’urbanisme initiées par la collectivité en collaboration avec la commune et conduite sur un périmètre précis. Elles permettent la création de nouveaux quartiers ou la revitalisation des centres ( ZAC Confluences ou la ZAC Gratte Ciel Nord à Villeurbanne). Chaque année, le Grand Lyon dépensent plus de 40 millions d’euros pour les réaliser
Mais ce chiffrage ne prend pas en compte les effets possibles de la crise sur les opérations immobilières des ZAC : la baisse du prix du foncier, le risque d’allongement des délais de réalisation des ZAC et la pression des promoteurs pour renégocier avec le Grand Lyon les conditions de leur intervention. 40 millions d’euros par an aujourd’hui mais peut être 50 voire 60 millions d’euros par an !

Vous l’aurez compris, la hausse des impôts, pour ses promoteurs, est inéluctable. Et tout ça est profondément injuste puisque nous savons tous que cette hausse va directement toucher des centaines de milliers de familles déjà frappées par la baisse du pouvoir d’achat.
Alors s’il faut choisir nous pensons sincèrement qu’il faut restreindre le train de vie collectif pour un bien être individuel .

Plus grave encore et nous tenions à vous en informer : le Grand Lyon comme son nom l’indique est une assemblée de communes réunies pour amplifier l’action de chacune. Or, cerise sur le gâteau, l’augmentation des impôts du Grand Lyon (la taxe professionnelle) ne peut se faire que si les communes de l’agglomération et notamment les plus grosses (Lyon, Villeurbanne, Caluire, Meyzieu, Saint Priest, Bron, Ecully…) augmentent elles-mêmes leurs impôts !

Nous sommes profondément opposés à ces augmentations à venir. Quand cela va mal, nous sommes convaincus que les collectivités doivent donner l’exemple en réduisant leur train de vie. N’oublions pas que le Grand Lyon est d’ores et déjà endetté à hauteur de 1000 euros / habitant.

Pour nous, il n’y a qu’un seul objectif:
préserver le pouvoir d’achat des 1 300 000 habitants de l’agglomération tout en préservant une bon développement durable

Pour l’atteindre deux solutions :
1/ Réduire les coûts de fonctionnement du Grand Lyon et rationaliser son organisation
2/ Oser différer la mise en œuvre de certains projets et être innovant

Baptiste DUMAS
Conseiller municipal Villeurbanne
Conseiller communautaire
Membre de la Commission finance du Grand Lyon

Fabienne LEVY
Conseillère régionale
Elue 1er arrondissement LYON
Conseillere communautaire
Membre de la commission Urbanisme du grand Lyon

  Baptiste Dumas

      

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