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Classé dans (Europe)
par Pierre-Yves Caby le 03-02-2009

Avec la présidence française de l’Union Européenne (PFUE), la réponse aux problèmes posés a été trouvé : le problème est essentiellement politique, il faut y répondre par le politique. Le dynamisme et la position de la France a permis à l’Europe d’exister internationalement (bénéficiant par ailleurs de la baisse momentanée du leadership américain avec l’élection présidentielle)Avec la présidence française de l’Union Européenne (PFUE), la réponse aux problèmes posés a été trouvé : le problème est essentiellement politique, il faut y répondre par le politique. Le dynamisme et la position de la France a permis à l’Europe d’exister internationalement (bénéficiant par ailleurs de la baisse momentanée du leadership américain avec l’élection présidentielle) et l’Europe a su, face aux crises, contrairement à certains exemples désastreux du passé, s’unir.

Quel bilan poser ? En termes de relations internationales, économiques, écologiques et sur l’immigration, soit les grands domaines de notre société, des avancées ont eu lieu … :

Dans le conflit russo-géorgien, la Russie n’a accepté le cessez-le-feu aussi rapidement que parce qu’elle avait en face d’elle une Europe unie qui parlait d’une seule voix.

Cette guerre d’août dernier nous rappelle qu’avec la Russie, il n’y a que le rapport de force qui est efficace. Un rapport de force bien sûr pacifique et diplomatique. La diplomatie européenne doit continuer sur ce chemin, en gagnant en réactivité, en force, en dureté, et en n’étant plus naïve comme par le passé.

Est survenue ensuite la crise financière, latente depuis plusieurs mois, qui a explosé avec la faillite de Leman Brothers mi-septembre. La France, a elle seule, n’aurait pas eu la force nécessaire pour résister face à ce terrible séisme. Elle n’est évidemment pas épargnée, c’est une triste vérité pour des millions d’entre nous, mais grâce à l’Europe, un bouclier antisismique a pu être placé en contre fort à cette vague destructrice, enfant de l’ultralibéralisme. A 27, 1 800 milliards € ont pu être débloqués pour garantir le système financier européen (cf. USA = 500 milliards). La relance économique concertée en Europe est la seule voie possible. Les institutions européennes jouent totalement le jeu avec les Etats membres.

Troisième grand point, le Paquet Energie Climat. Ce paquet, arraché à Poznàn en décembre par Jean-Louis Borloo (ministre d’Etat et président du Parti Radical), instaure des quotas payants établis sur les émissions de CO2 des avions ; donne pour objectif aux constructeurs automobiles de faire passer de 160-200g de CO2 à 95g leurs voitures. Ce sera obligatoire et les constructeurs qui ne le feront pas seront pénalisés.

Toute énergie produite va aussi devoir payer ses émissions de CO2 par des quotas payants.

Aussi, chaque Etat, indépendamment de cette partie, s’engagent à réduire leur consommation de CO2 d’au moins 20% entre 2012 et 2020.

Ces mesures entraînent une modification en profondeur et changent l’ensemble des mécanismes. Le système de quotas d’émissions payantes pour les énergies est absolument considérable.

Pour 1 tonne de CO2 qui vaut 30€, avec ce dispositif, l’Europe fait une économie de 500 milliards € ce qui servira pour la transition énergétique et qui permettra le financement extérieur à l’Union Européenne pour aider d’autres pays à aller sur la voie de l’énergie et du développement durable.

Le dernier but est de passer de 8% d’énergies renouvelables à 20% en 2020.

Avec une évaluation chaque année, et le droit à une année complémentaire pour un pays défaillant avant d’être sanctionné le cas nécessaire devant la cour de Justice Européenne, ce Paquet Energie Climat instaure des objectifs forts jusqu’alors jamais fixés.


Dernier grand point de la PFUE, l’immigration, avec le « Pacte européen sur l’immigration et l’asile ». Sujet tabou et portant facilement à la polémique, les 27, qu’ils soient de droite ou de gauche, ont néanmoins trouvé un accord commun qui se résume en 5 clés.

D’abord, il est convenu d’organiser l’immigration légale en tenant compte des priorités, des besoins et des capacités d’accueil déterminés par chaque Etat membre et favoriser l’intégration.

Ensuite, il convient de lutter contre l’immigration irrégulière, notamment en assurant le retour dans leur pays d’origine ou vers un pays de transit, des étrangers en situation irrégulière.

Renforcer l’efficacité des contrôles aux frontières extérieurs constitue également une priorité.

Enfin, tout en bâtissant une Europe de l’asile, l’idée est d’établir un partenariat global avec les pays d’origine et de transit favorisant les synergies entre les migrations et le développement.

et l’Europe a su, face aux crises, contrairement à certains exemples désastreux du passé, s’unir.

Quel bilan poser ? En termes de relations internationales, économiques, écologiques et sur l’immigration, soit les grands domaines de notre société, des avancées ont eu lieu … :

Dans le conflit russo-géorgien, la Russie n’a accepté le cessez-le-feu aussi rapidement que parce qu’elle avait en face d’elle une Europe unie qui parlait d’une seule voix.

Cette guerre d’août dernier nous rappelle qu’avec la Russie, il n’y a que le rapport de force qui est efficace. Un rapport de force bien sûr pacifique et diplomatique. La diplomatie européenne doit continuer sur ce chemin, en gagnant en réactivité, en force, en dureté, et en n’étant plus naïve comme par le passé.

Est survenue ensuite la crise financière, latente depuis plusieurs mois, qui a explosé avec la faillite de Leman Brothers mi-septembre. La France, a elle seule, n’aurait pas eu la force nécessaire pour résister face à ce terrible séisme. Elle n’est évidemment pas épargnée, c’est une triste vérité pour des millions d’entre nous, mais grâce à l’Europe, un bouclier antisismique a pu être placé en contre fort à cette vague destructrice, enfant de l’ultralibéralisme. A 27, 1 800 milliards € ont pu être débloqués pour garantir le système financier européen (cf. USA = 500 milliards). La relance économique concertée en Europe est la seule voie possible. Les institutions européennes jouent totalement le jeu avec les Etats membres.

Troisième grand point, le Paquet Energie Climat. Ce paquet, arraché à Poznàn en décembre par Jean-Louis Borloo (ministre d’Etat et président du Parti Radical), instaure des quotas payants établis sur les émissions de CO2 des avions ; donne pour objectif aux constructeurs automobiles de faire passer de 160-200g de CO2 à 95g leurs voitures. Ce sera obligatoire et les constructeurs qui ne le feront pas seront pénalisés.

Toute énergie produite va aussi devoir payer ses émissions de CO2 par des quotas payants.

Aussi, chaque Etat, indépendamment de cette partie, s’engagent à réduire leur consommation de CO2 d’au moins 20% entre 2012 et 2020.

Ces mesures entraînent une modification en profondeur et changent l’ensemble des mécanismes. Le système de quotas d’émissions payantes pour les énergies est absolument considérable.

Pour 1 tonne de CO2 qui vaut 30€, avec ce dispositif, l’Europe fait une économie de 500 milliards € ce qui servira pour la transition énergétique et qui permettra le financement extérieur à l’Union Européenne pour aider d’autres pays à aller sur la voie de l’énergie et du développement durable.

Le dernier but est de passer de 8% d’énergies renouvelables à 20% en 2020.

Avec une évaluation chaque année, et le droit à une année complémentaire pour un pays défaillant avant d’être sanctionné le cas nécessaire devant la cour de Justice Européenne, ce Paquet Energie Climat instaure des objectifs forts jusqu’alors jamais fixés.

Dernier grand point de la PFUE, l’immigration, avec le « Pacte européen sur l’immigration et l’asile ». Sujet tabou et portant facilement à la polémique, les 27, qu’ils soient de droite ou de gauche, ont néanmoins trouvé un accord commun qui se résume en 5 clés.

D’abord, il est convenu d’organiser l’immigration légale en tenant compte des priorités, des besoins et des capacités d’accueil déterminés par chaque Etat membre et favoriser l’intégration.

Ensuite, il convient de lutter contre l’immigration irrégulière, notamment en assurant le retour dans leur pays d’origine ou vers un pays de transit, des étrangers en situation irrégulière.

Renforcer l’efficacité des contrôles aux frontières extérieurs constitue également une priorité.

Enfin, tout en bâtissant une Europe de l’asile, l’idée est d’établir un partenariat global avec les pays d’origine et de transit favorisant les synergies entre les migrations et le développement.

  Pierre-Yves Caby

      

Commentaires

Baptiste Dumas le 5 février, 2009 à 23:14 #

Beau travail de synthèse. Ce qui est malheureux, c’est que depuis le 1er janvier 2009 et le début de la Présidence Tchèque, l’Europe est redevenue inaudible. N’est il pas temps d’oublier nos petits pays et d’avoir une gouvernance européenne c’est à dire un vrai Président ou Présidente de l’Europe qui tiendra la barre en tout temps !


Pierre-Yves Caby le 6 février, 2009 à 11:52 #

Cher Baptiste,

Tu dis « depuis le 1er janvier 2009 et le début de la présidence Tchèque, l’Europe est redevenue inaudible », c’est vrai. Que faut-il faire alors ?
Faut-il que la présidence de l’Union Européenne ne soit assurée que par les plus grands pays ? ça paraitrait franchement injuste pour les nombreux pays plus petits que la France ou l’Allemagne.

Il est essentiel que l’Europe ne soit pas a 2 vitesses. Le but est de faire avancer l’Europe, mais il ne doit pas se faire contre des pays de l’Union. Voila pourquoi il faut retirer la règle de l’unanimité et accepter des conditions d’exceptions. La Grande-Bretagne et le Danemark sont déjà en situation d’exceptions, sont-ils pour autant or de l’Europe ?! 15 pays, bientôt 16, sur 27 sont à l’Euro, est-ce que ça ne fonctionne pas…?! Si.

Le projet européen est AVANT TOUT un projet POLITIQUE. Le problème est alors INSTITUTIONNEL.
Conclues en que ce n’est pas ce que l’UE décide qui pose problème, mais le fait qu’elle n’arrive pas à décider !

Le parcours de l’Union Européenne à ce jour se divise en 3.
La première étape fut la construction pour la paix.
La seconde étape fut la mise en place de l’ »outillage » de l’UE : Parlement, monnaie…
La 3ème enfin, fut l’élargissement.
Et là, nous avons pris le problème à l’envers en ouvrant l’Europe jusqu’à 27 pays avant même de réformer nos institutions. Pourquoi cette précipitation ?
Elle est essentiellement politique, teinté d’atlantisme et surtout de peur de la Russie. Les anciennes démocraties populaires, plutôt paranoïaques face à l’ours de Sibérie, les USA poussant à l’élargissement pour éviter que ces pays ne retombent, selon eux, sous la sphère du géant russe, et nombres de responsables européens, en plus de tout ça, qui n’ont été guidé que par une politique à courte vue d’agrandissement à tout va sans réfléchir au mécanisme institutionnel…

Alors Baptiste, oublier nos petits pays, sans doute pas, nous avons notre Histoire, notre culture, notre langue… qui, si elles sont étroitement liées à nos voisins européens, n’en constituent pas moins notre identité nationale et cela a une importance fondamentale.
Cependant, il peut paraître bon de mettre son orgueil sous son pied, et l’Union Européenne ne doit traiter QUE des sujets pour lesquels chacun de nos pays est trop petits (commerce international, monnaie, concurrence, environnement, défense…).

Quant à l’établissement d’une vraie gouvernance européenne avec un vrai leader européen, la solution n’est autre qu’ institutionnelle, et le Traité de Lisbonne répond à ce problème, il est ce qui débloquera notre vieille Europe qui perd peu à peu de sa puissance politique et démographique, et l’on ne peut se contenter d’une présidence flamboyante de 6 mois pour une politique à long terme.

Pierre-Yves CABY.


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